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Grève dans les universités publiques : Toujours pas de négociation

  • Publié Par LA REDACTION
  • 19 octobre 2017
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La grève des enseignants chercheurs assistants est partiellement observée dans les institutions d’enseignement publiques du pays. A Gamal Abdel Nasser de Conakry par exemple, certains départements suivent plus ou moins les cours à la normale,  d’autres par contre –la majorité d’ailleurs-  sont vivement impactés par ce mot d’ordre de grève. Les grévistes quant à eux annoncent la poursuite de la grève jusqu’à satisfaction des points de revendication.

La grève des enseignants chercheurs issus d’universités publiques se poursuit dans le pays. A l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry, pas d’affluence dans les salles de classes et certaines sont totalement vides. Pour cause, par ce qu’il n’y a pas d’enseignants pour dispenser les cours. Ces derniers réclament depuis quelques mois maintenant avant de passer à la vitesse supérieure le lundi dernier, l’amélioration de leur condition de travail ainsi que le changement de grades…

Aujourd’hui marque le 3ème jour depuis le déclanchement de ce mot d’ordre de grève des enseignants assistants, pour l’heure aucune négociation n’est ouverte par le ministère de tutelle pour changer la donne. « Jusqu’au jour d’aujourd’hui, les autorités n’ont fait aucun pas pour les négociations. Il n’y a pas de professeurs dans les salles et les étudiants pareillement puisqu’ils viennent depuis lundi sans suivre de cours», explique Ousmane Traoré, porte-parole des grévistes.

Dans la négociation, les autorités universitaires auraient, dans un arrêté ministériel, renvoyer la gestion des grades qui constitue l’un des points de revendication au niveau du CAMES. «Nous pensons que cet arrêté n’est pas juste. Il y a dans l’enseignement supérieur quatre grades, donc s’il y a revalorisation des primes on devrait le faire à tous les niveaux sans exception », explique Ousmane Touré.

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Quel que soit l’intelligence d’un apprenant il lui faut quelqu’un pour lui montrer le chemin, d’où la place de l’enseignant. Le constat révèle que depuis le lundi dernier, jour d’ouverture des classes,  beaucoup sont des étudiants qui se déplacent pour les universités publiques sans recevoir de cours, cela par manque de professeur.

« Depuis mon arrivée jusque maintenant, on a suivi aucun cours. On s’est quand même inscrit mais on ne voit toujours pas de professeurs pour nous donner les cours », se lamente Laurent Tiégboro Koulémou, étudiant…

Ces enseignants chercheurs assistants ont au total 6 points de revendications et disent être prêts à observer leur mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction de leur plate- forme revendicative.

 

                    Bernard KOUDOUNO pour groupeevasionguinee.com

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